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Les montes d'origine : tout savoir

Si par le passé le pneu était plus un élément décoratif qu'un atout de sécurité, il est désormais essentiel de bien sélectionner les caractéristiques de ses pneumatiques en fonction des besoins, que ce soit en matière de taille, de vitesse ou encore de poids.

Les pneus, en fonction des marques

Si chaque marque automobile propose une marque et un type de pneus, en monte d'origine du véhicule, le choix se fait selon plusieurs critères.

Il y a quelques années, les Honda proposaient Bridgestone et Yokohama, Peugeot, Jaguar et Audi roulaient en Pirelli, Peugeot, sur d'autres modèles disposait aussi de Goodyear et de Continental. On peut encore citer les Citroën équipées de Michelin, en exclusivité, en souvenir du partenariat qui existait entre ces deux grands groupes. Michelin qui équipe aussi des voitures de légende : la Bugatti Veyron, mais aussi les Chevrolet Corvette Stingray Cabriolet avec son pneu Pilot Super Sport, le concept-car Citroën C3 Hybrid Air ou les Mercedes-Benz SLS AMG Coupé Black Series.

Autre exemple, Goodyear, sur son site, annonce des collaborations avec les français de Peugeot et Renault, les italiens d'Alfa Romeo, de Ferrari, de Fiat, de Maserati, les allemands d'Audi, de BMW, de Ford, d'Opel, de Mercedes, de Volkswagen, les japonais de Nissan ou Toyota, etc.

Un des critères de choix est, bien sûr, la qualité du pneu. Mais le pays de commercialisation d'un véhicule peut également entrer en ligne de compte et modifier les données. Enfin, à une époque ou le prix de revient est un élément essentiel pour réussir à se placer face à la concurrence, les constructeurs automobiles, à l'image du marché économique font attention aux tarifs et vont au plus offrant en lançant, désormais des appels d'offre. Et les marques de pneumatiques proposent, parfois, pour se placer, des fins de séries (ce fut le cas, par exemple, pour la dimension difficile à trouver, des Nissan Micra).

Les pneumatiques avec marquage specifique constructeur

1- Processus d'homologation, les exigences des constructeurs

Chronologie pneu

Pour développer un pneumatique, les manufacturiers prennent en compte plus de 50 critères pour trouver le compromis idéal entre tenue de route en toutes circonstances, freinage, confort, longévité et consommation.

S'ajoutent à ces critères, les contraintes imposées par les constructeurs automobiles pour la première monte dans le but de trouver la meilleure adéquation possible entre le pneumatique et le véhicule en répondant à un cahier des charges drastique. Il s'agit d'un processus long et complexe qui prend environ 3 à 4 ans, entre la phase d'études, de tests et de mise en fabrication après validation définitive. Il est ensuite essentiel de reproduire les pneumatiques de série à l'identique du pneumatique homologué.

Pour une même dimension, les constructeurs automobiles peuvent avoir des objectifs différents en terme de tenue de route, de confort, de bruits de roulement ou de consommation. Fruits d'une étroite collaboration technique et d'un développement conjoint entre le constructeur et le manufacturier, il en résulte des pneumatiques spécifiques développés pour équiper un modèle précis dans le but d'en optimiser les performances et de les rendre tout à fait compatibles avec les aides électroniques du véhicule.

2 - Conséquence : Des marquages spécifiques pour certains constructeurs

Les constructeurs de véhicules haut de gamme ou ultra-sportifs identifient leurs homologations par un marquage spécifique figurant sur le flanc du pneu et sur l'étiquette : AM pour Aston-Martin, B pour Bentley, L pour Lamborghini, LS ou LTS pour Lotus, MC pour Mac Laren.

Ces marquages ne sont pas exclusivement réservés aux supercars puisque les constructeurs premium procèdent de la même manière : AO pour Audi et RO pour les versions RS, une étoile pour BMW, J pour Jaguar, LR pour Land Rover, MO pour Mercedes, etc... Une même dimension chez un même manufacturier peut bénéficier de plusieurs homologations pour accompagner l'évolution du véhicule ou de la gamme. Une numérotation permet de suivre cette évolution, AO1 pour Audi, MO1 pour Mercedes, etc...

Les équipements pour Porsche sont complexes et leur évolution montre que le constructeur est particulièrement attentif à la parfaite adéquation entre le pneumatique et le véhicule. Non seulement les pneumatiques sont adaptés à chaque génération de véhicules, mais ils peuvent évoluer à l'occasion d'un face-lift pour bénéficier des dernières technologies. Ces homologations spécifiques sont repérées par un N suivi d'un numéro.

Certaines dimensions portent le marquage N6 qui indique qu'il s'agit de la septième version. L'évolution peut toucher le profil, de manière plus ou moins importante, mais aussi être totalement invisible si elle concerne la carcasse du pneu, sa géométrie, sa construction ou le mélange de gomme.

Les montes hiver peuvent également faire l'objet d'homologations spécifiques.

Marquage NO

3 - Que dit la législation et que dit la technique ?

Contrairement aux préconisations faites parfois, la législation n'impose absolument pas le rééquipement du véhicule avec le pneu d'origine. N'importe quel pneumatique peut être monté, dès lors qu'il bénéficie des homologations européennes légales et que sa dimension, son indice de charge et son symbole de vitesse sont conformes. Il en est de même pour le passage au contrôle technique qui accepte tout équipement dès lors qu'il est conforme à la législation et qu'il est en bon état.

Cependant pour assurer un comportement optimal du véhicule, il est recommandé de monter au remplacement les pneumatiques homologués par le constructeur, donc mis au point spécifiquement pour le véhicule.

Sur des véhicules ultra-sportifs, un équipement inadapté est susceptible de perturber les équipements électroniques (ABS, ESP...) qui peuvent ne pas réagir correctement et ne pas jouer parfaitement leur rôle pour le maintien de la sécurité. Pour ce type de véhicule, il est donc très fortement recommandé de monter de 4 pneus répondant aux préconisations du constructeur pour garantir un comportement similaire à celui prévu lors du développement et de la mise au point du véhicule.

Enfin, d'une manière générale les pneumatiques à marquage spécifique peuvent être montés sur d'autres véhicules. Mais comme ils ont des caractéristiques techniques différentes il est fortement conseillé de les monter par essieu complet et il est déconseillé de mixer sur un même essieu un pneumatique spécifique avec un pneumatique standard ou avec un pneumatique ayant d'autres caractéristiques, même s'il semble identique, pour ne pas risquer d'affecter le comportement du véhicule et la sécurité.

Voici une liste des principaux marquages :

Communs à toutes les marques :
  • MO Spécification Mercedes
  • N0/N1/N2. Spécification Porsche
Michelin
  • B Bentley ou Audi (selon dimension)
  • C1 Chrysler Viper
  • G1 Monte d'origine de certains véhicules (C6, Laguna2, Espace4 .)
  • K1 Ferrari
  • S8 Lexus RX300
Bridgestone
  • EXT Pneu roulage à plat pour Mercedes
Continental
  • * Homologation BMW
  • M3 Bmw M3
  • R01 Audi
  • J Jaguar
Pirelli
  • * Homologation BMW
  • J jaguar
  • Allroad Audi allroad
  • F Ferrari
  • K1 Ferrari
  • AMS Aston Martin
  • RO1 Audi

Justesse du compteur de vitesse : mythe ou réalité

1 - La relative fiabilité du compteur de vitesse

A l'heure actuelle, l'attention toute particulière portée aux dépassements de vitesse sur la route impose une vigilance de chaque instant. Principal indicateur à votre disposition, le compteur de vitesse de votre véhicule prend donc une importance stratégique. Or, la fiabilité des compteurs de vitesse peut être mise en doute, notamment du fait de l'existence d'une marge d'erreur.

Compteur de vitesse

2 - La marge d'erreur: entre mythe et réalité

Sur de nombreux modèles de véhicules, un simple constat suffit à relativiser la justesse du compteur de vitesse: lorsque votre GPS indique la vitesse réelle à laquelle vous roulez, celle-ci se révèle souvent inférieure à celle indiquée par le compteur de vitesse.

3 - Les raisons du degré d'erreur

La raison de cet écart, connu sous le nom de "marge d'erreur", réside dans l'obligation légale pour les constructeurs automobiles de ne pas afficher une vitesse inférieure à la réalité. Ainsi, un compteur de vitesse qui ne respecterait pas cette réglementation pourrait engager la responsabilité du constructeur, notamment en cas d'accident lié à une vitesse excessive. Pour parer à toute éventualité, la plupart des constructeurs ont donc choisi de commercialiser des compteurs affichant une vitesse légèrement supérieure à la vitesse réelle du véhicule. Cette marge d'erreur, généralement comprise entre 2 et 7%, incite donc à plus de prudence sur la route.

En respectant les dimensions de pneumatiques compatibles, définies par le constructeur automobile il n'y aura pas d'incidence sur la justesse du compteur de vitesse. Cependant en cas de surmonte (ou sousmonte) non homologuée l'écart entre la vitesse affichée et la vitesse réelle peut-être conséquente (jusqu'à +/- de 20 km/h).

4 - Comment avoir la vitesse réelle du véhicule ?

Le moyen le plus fiable pour obtenir la vitesse réelle du véhicule reste de se fier à un GPS, qui calcule la vitesse en fonction de la position satellite du véhicule. Toutefois, cette solution n'est pas satisfaisante dans les zones à faible réception, voire même dans les longs tunnels.

Gardez à l'esprit qu'en calquant votre vitesse sur l'indicateur de vitesse de votre véhicule, aucun dépassement ne sera possible.

GPS